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| | mécASTROnic n'est pas à
l'origine de la motorisation MCMT II mais vous propose des prestations
associées à sa diffusion libre au niveau amateur.
Vous pourrez nous contacter pour la réalisation de l'assemblage, le montage
mécanique des moteurs, l'approvisionnement des composants spécifiques...
La
motorisation
MCMT II est un projet initié et développé par
Laurent Bernasconi, aidé de Michel Meunier,
Patrick Dufour, Jean Lehir et Cyril Cavadore
qui ont réalisé
la compatibilité ASCOM et une partie du logiciel, ainsi que Thierry Leze pour
le nouveau site web, François Kugel pour la dernière diffusion
réalisée auprès des membres de l'association Aude (il n'y a plus de kits
disponibles à ce jour) et Serge Deconihout pour la réalisation des premières
diffusions il y a quelques années. Cette motorisation pas à pas de haute qualité pour télescopes
de 150 mm à 600 mm est maintenant un projet libre.
Elle offre un pilotage par raquette ou informatique, deux systèmes de PEC (correction des erreurs périodiques),
un modèle de pointage,
un Park (position d'arrêt en sécurité) et l'entrée autoguidage compatible
ST4 (par DB15). De nombreuses autres possibilités sont offertes aux bricoleurs.

N'hésitez pas à consulter les pages
officielles du projet MCMT 2 et la page spéciale de François
Kugel qui a participé à la constitution des derniers kits livrés.
Rejoignez la communauté MCMT 2 sur sa liste dédiée : http://fr.groups.yahoo.com/group/MCMTII/
Vous trouverez dans cette page quelques conseils ou mesures réalisées sur
des exemplaires de cette motorisation que j'ai réalisé et qui peuvent servir
à la communauté.
Configuration des cavaliers de codage des axes
(communication RS232 entre le PC et MCMT 2) :
Comme il est possible de relier plusieurs MCMT ensembles (fonction finalement
peu utilisée) et de les piloter par une seule liaison série, chaque axes de
pilotage d'un
moteur est codé de 0 à 7 avec un petit système de DipSwitch. Il y a une
particularité du routage du circuit imprimé du MCMT 2 qui nécessite de
comprendre quel
microcontrôleur est relié à quels LMD18245 pour quel moteur et quelle entrée
PEC y correspond (détaillé plus bas).

|
Il est conseillé de souder cet
élément en plaçant le "ON"
le plus proche de la patte 1 des microcontrôleurs.
Dans ce cas, ce sont bien les bits numéros 1, 2 et 3 qui sont
employés (le 4 ne servant pas). Lorsqu'un micro interrupteur
est sur "ON" (comme sur la photo) il y a court-circuit entre
l'entrée et la sortie correspondantes. Ce qui au niveau du
microcontrôleur du MCMT 2 se traduit par un 0 car ses entrées
sont reliées à des résistances de "PullUp" amenées à 5V qui
sont alors mises à la masse par le DipSwitch correspondant. |
Selon cette connaissance du
fonctionnement,
la configuration normale à coder est donc : |
U5 = Delta (appelé Mot.1)
1: OFF (1 sur RE0 du pic)
2: ON (0 sur RE1 du pic)
3: ON (0 sur RE2 du pic)
4: indifférent (non connecté)
Attention au croisement, c'est U5 qui gère les LMD18245 U3 et U4 qui sont
bien le moteur en Delta. |
U6 = Alpha (appelé Mot.2)
1: ON (0 sur RE0 du pic)
2: ON (0 sur RE1 du pic)
3: ON (0 sur RE2 du pic)
4: indifférent (non connecté)
Attention au croisement, c'est U6 qui gère les LMD18245 U1 et U2 qui sont
bien le moteur en Alpha. |
Le câble RS232 à utiliser avec MCMT 2 peut comporter seulement trois fils
(2, 3 et 5), câblé droit avec deux prises DB9 femelles.
Mesure de la puissance électrique consommée par le
système MCMT 2 :
Deux cas de figure sont présentés ici :
1) J'ai réalisé le système en boîtier standard alimenté par une
alimentation de laboratoire :

Modèle simple 30V-3A conseillé pour
des moteurs de puissance moyenne
(type Sanyo Denki 103H7123-0440)
Prix environ : 115 Euros TTC (hors port). |

Alimentation triple 2x30V-3A (possibilité d'utiliser en série - jusqu'à
60V-3A -
ou en parallèle - jusqu'à 30V-6A - ce qui est très flexible suivant la
motorisation).
De plus la sortie 5V-3A permet d'alimenter d'autres appareils.
Moteurs puissants (type Sanyo Denki 103H7823-0440). Prix environ :
220 Euros TTC (hors port). |
2) J'ai aussi réalisé une alimentation personnelle intégrée directement
dans le coffret du MCMT (coffret spécifique, modèle LC860
de 80x170x250 identique
à celui déjà employé pour l'AlAudine NT). Plus de détails seront donnés
ultérieurement sur ce montage assez optimisé en terme d'encombrement et de
poids
et comme nous le verrons aussi, au niveau consommation. La consommation est
mesurée avec un accessoire servant au contrôle des coûts énergétiques, ce
n'est pas une référence absolue mais c'est suffisant pour une comparaison. Du
coup il n'y a pas de liaison directe entre la tension de sortie et l'ampérage
donnés par l'alimentation et la consommation mesurée pour l'ensemble du
système. Lors de ces essais, les moteurs étaient libres (pas de charge à
entraîner),
la variation de puissance absorbée n'a pas beaucoup variée en application
d'une charge modérée (tests sur télescope à réaliser prochainement - tout
n'est pas
au même endroit).

Face avant avec raquette (petit modèle aussi).
Sur un prochain modèle les leds seront déplacées. |

Face arrière, noter la prise secteur. On
remarque aussi que le circuit est monté à l'envers. |

Boîtier ouvert, on voit le transformateur,
le pont de diodes et le condensateur (éléments
principaux de l'alimentation intégrée). |
Résultats des mesures de consommations :
| Cas 1 : Utilisation d'une alimentation de laboratoire
(affichage ampérage) |
Cas 2 : Utilisation d'une alimentation intégrée (délivre
40V environ) |
Réglage de tension : 16V (alimentation en mode parallèle -
6A max.)
Réglage des puissances à 25% en sidéral et 50% en pointage.
Mise en route du MCMT, suivi sidéral : consommation 20W.
Déplacement pleine vitesse vers le Nord : 27W (16V - 0,20A).
Déplacement simultané sur les deux axes : 46W (16V - 0,55A). |
Réglage des puissances à 25% en sidéral et 50% en
pointage.
Mise en route du MCMT, suivi sidéral : consommation 6W.
Déplacement pleine vitesse vers le Nord : 12W.
Déplacement simultané sur les deux axes : 18W. |
Réglage de tension : 16V (alimentation en mode parallèle -
6A max.)
Réglage des puissances à 50% en sidéral et 75% en pointage.
Mise en route du MCMT, suivi sidéral : consommation 36W.
Déplacement pleine vitesse vers le Nord : 44W (16V - 0,55A).
Déplacement simultané sur les deux axes : 52W (16V - 0,68A). |
Réglage des puissances à 50% en sidéral et 75% en
pointage.
Mise en route du MCMT, suivi sidéral : consommation 11W.
Déplacement pleine vitesse vers le Nord : 22W.
Déplacement simultané sur les deux axes : 34W. |
Réglage de tension : 30V (alimentation en mode parallèle -
6A max.)
Réglage des puissances à 50% en sidéral et 75% en pointage.
Mise en route du MCMT, suivi sidéral : consommation 44W (0,37A).
Déplacement pleine vitesse vers le Nord : 55W (30V - 0,62A).
Déplacement simultané sur les deux axes : 70W (30V - 0,90A). |
Dans le cas de fonctionnement décrit à gauche, lors des
phases de pointage pilotées par le PC, il a été constaté une
augmentation de 50% de la puissance absorbée par les moteurs pendant les
phases de ralentissement, cela ne se constate pas avec la raquette.
Explication ? |
Réglage de tension : 30V (alimentation en mode série - 3A
max.)
Réglage des puissances à 50% en sidéral et 75% en pointage.
Mise en route du MCMT, suivi sidéral : consommation 48W (0,33A).
Déplacement pleine vitesse vers le Nord : 69W (30V - 0,62A).
Déplacement simultané sur les deux axes : 92W (30V - 0,90A). |
Le mode série de l'alimentation est plus consommateur que
le mode parallèle. A vérifier sur d'autres modèles d'alimentations de
laboratoire.
Ceci n'a pas rapport avec le branchement des bobines des moteurs (qui
porte parfois la même appellation). |
Réglage de tension : 40V (alimentation en mode série - 3A
max.)
Réglage des puissances à 50% en sidéral et 75% en pointage.
Mise en route du MCMT, suivi sidéral : consommation 43W (0,29A).
Déplacement pleine vitesse vers le Nord : 62W (40V - 0,54A).
Déplacement simultané sur les deux axes : 83W (40V - 0,80A). |
Tout cela n'est qu'indicatif mais montre qu'une alimentation
intégrée peut-être jusqu'à trois fois moins consommatrice qu'une
alimentation de laboratoire. L'utilisation directe à partir de plusieurs
batteries mises en série (2 chargées pour environ 27V ou 3 chargées
pour environ 39V) sera testé ultérieurement. Dans le but d'étudier la
transportabilité. |
Mise en oeuvre du PEC classique sur le système MCMT
2 :
Avant d'utiliser le PEC il convient déjà de câbler correctement le capteur
inductif et de vérifier son fonctionnement.
De base, lorsqu'il est alimenté, si on approche une masse métallique, la led
intégrée doit s'allumer, éloigner progressivement la masse métallique pour
trouver
le point de rupture. Il faudra régler ainsi sur le télescope pour que le pion
de repérage intégré à la vis sans fin soit détecté à tous les coups.
Au niveau connexion, si on considère le montage précédent (voir réglage des
DipSwitch), si U6 est Alpha, il faudra que le capteur soit relié à la pin 39
de ce
microcontrôleur, donc que le fil noir du capteur inductif (la sortie) soit
reliée à la broche 1 du connecteur "Extension" (le bleu - la masse -
étant sur la broche 6
et le marron - le 5V - étant sur la broche 5).
Il ne faut pas activer les deux méthodes proposées par MCMT 2 pour la
correction d'erreur périodique en même temps.
La mise en oeuvre du PEC version Prism v6 est détaillée dans cette page : http://astrosurf.com/mcmtii/miseenplace.htm
Je tente de décrire ici l'usage du PEC classique qui s'effectue par
apprentissage manuel (avec la raquette). Pour cela, il faut noter que la
mémoire du
microcontrôleur pourra mémoriser 50 actions (Appuyer et Relâcher comptent
donc pour 1) sur les boutons de rappels en Ascension Droite pendant
un tour de vis. Si ce tour de vis dure 4 minutes, cela fait environ un rappel
toutes les 5 secondes, ce qui est acceptable dans tous les cas de figure.
Une caméra de guidage peut-être utilisée pour cet apprentissage, il faudra
alors régler le temps de pose sur 5 secondes environ pour que le nombre
de rappels ne saturent pas la mémoire. Si vous désirez que le PEC classique
soit activé dès la mise en route du MCMT 2, il faut réaliser un
apprentissage valide et cocher la case "PEC" dans le setup standard de
MCMT 2 (et écrire les paramètres).
Nota : l'accès à la configuration du PEC classique se fait à partir de la
console du SetUp (voir images ci-dessous). Il faut penser à effacer
(bouton "effacer" dans l'onglet PEC Interne) la mémoire avant tout
nouvel apprentissage... (même si j'ai pu constater qu'en relisant la mémoire
après
un effacement, on ne lisait pas obligatoirement des 0 partout... peut-être un
bug à vérifier). Il faut ensuite lancer l'apprentissage qui démarre pour un
tour de vis dès que le capteur inductif est validé. Pensez à lire et
enregistrer le fichier des rappels pour consultation et éventuelle modification
ultérieure.
J'ai constaté des anomalies dans les valeurs, peut-être un problème similaire
à celui constaté pour l'effacement. Il est étonnant ensuite que le capteur
ne soit plus utilisé (sauf erreur de ma part), mais la seule façon de refaire
un apprentissage (donc de se retrouver dans la situation que la validation du
capteur inductif relance la procédure) est d'éteindre le MCMT 2. Je pose la
question aux concepteurs pour savoir si ce fonctionnement est correct ?
Dernier point que j'ai constaté, il faut attendre quelques secondes sans rien
toucher après avoir fait "effacer", "charger" ou
"sauver" car on semble avoir
la main alors que le PC dialogue encore avec la mémoire du microcontrôleur...
peut-être là la source des anomalies dans les fichiers sauvegardés...
Accès au SetUp standard de MCMT 2.
Il faut lancer l'exécutable mcmtII_setup.exe
en vérifiant qu'il y a bien dans le même
répertoire, la librairie : mcmtII_telescope.dll
Dans le cas présenté ici, la case PEC (Actif)
n'est pas cochée, le PEC classique ne sera
donc pas activé dès l'allumage du MCMT 2.
Les autres paramètres correspondent à une
monture avec 360 dents sur chaque roue.
La puissance des moteurs est réglée selon
les conseils habituels, jouer sur la tension
d'alimentation pour éventuellement contrer des
problèmes de vibrations ou de résonance. |
 |
Réglage spécifique du PEC Classique avec accès par la console (cocher
Console et attendre quelques secondes sans cliquer sur SetUp) :


Fenêtre d'informations (noter que le PEC Prism n'est pas activé). |

Le PEC Classique n'est pas encore activé. Penser à
"Effacer"... |

Cliquons sur "Enregistrer Corrections" ce qui se place en
attente. |

Ca y est le capteur inductif a validé le début de l'enregistrement. |

Rappel Alpha+ en cours... (noter la vitesse et le numéro d'index). |

Rappel Alpha- en cours... (noter la vitesse et le numéro d'index). |

On approche de la fin de l'enregistrement (voir Compteur Pec). |

Le PEC est automatiquement activé à la fin de l'enregistrement. |

Et le scénario des corrections se rejoue à l'infini... |
J'en ai profité pour retrouver un message de Patrick Dufour qui décrit le
principe des rappels et le fichier correspondant (complété par mes
commentaires) :
Le PEC classique peut être enregistré sur disque dans un fichier ".ini"
(exemple fichier vierge).
On retrouvera alors une colonne de valeurs commençant
par "BASE" suivi de l'incrémentation de l'enregistrement (de 1 à
100). Les valeurs obtenues sont enregistrées sur 16 bits. Le 16ème bit étant
un bit de signe
signifiant une correction négative. La période d'un enregistrement de PEC
classique est de 12800 (soit 25600 micropas / 2). L'enregistrement se fait en
décrémentant le compteur depuis la détection par le capteur inductif. Exemple
de fichier avec des
valeurs, mais on constate quelques anomalies (comme
les valeurs très faibles dans base_15 et base_51 ou les valeurs étonnantes en
base_23, base_29, base_49, ... où il manque clairement 16384 ?).
Une demande de Laurent Bernasconi sur ces données concernait la possible
interprétation graphique que l'on pouvait en faire (avec EXCEL par exemple)
pour tracer une courbe avec le temps en X (tour de vis) et en Y la durée de la
commande avec par exemple (plus pour Alpha+ et moins pour Alpha-) ainsi
que le résultat sur le suivi... Ce qui pourrait être utile pour régler précisément
la courbe de correction. Avis à toute personne pouvant aider dans cette tâche.
Pour mémoire, les rappels ne sont enregistrés que si l'on est en guidage
fin (position basse de l'interrupteur de gauche de la raquette)...
D'autres détails pourront être ajoutés, comme la programmation des
microcontrôleurs (Bootloader et/ou direct), l'usage d'un oscillateur à la
place des quartz
qui doit permettre de stabiliser encore mieux la vitesse de suivi, ...
Tant qu'il reste des kits disponibles, vous pouvez me déléguer l'assemblage
et les tests si vous ne vous sentez pas à l'aise avec un fer à souder et un
multimètre.
L'adaptation sur la monture ne peut-être réalisée qu'avec des plans précis
(plusieurs ont été réalisés par Laurent Bernasconi - NJP160, Pierre
Charpentier - G11,
François Kugel - LX200, Serge Deconihout - VMA, ...).
N'hésitez pas à nous indiquer toute remarque concernant cette page et les
éventuelles améliorations que vous souhaiteriez.
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